jeudi 23 mars 2017

Déclaration de Cambridge – Alliance des évangéliques confessants

Déclaration de Cambridge (Alliance des évangéliques confessants)
 
Massachusetts (États-Unis) – 20 avril 1996
Aujourd’hui, les Églises évangéliques sont de plus en plus soumises à l’esprit du siècle, plutôt qu’à l’Esprit du Christ. En tant qu’évangéliques, nous nous exhortons les uns les autres à nous repentir de ce péché et à retrouver la foi chrétienne historique.
Au fil de l’histoire, les mots changent de sens. C’est ce qui est arrivé au mot « évangélique ». Dans le passé, il exprimait l’accord qui unissait des chrétiens appartenant à une grande diversité de traditions ecclésiastiques. Être « évangélique », c’était être soucieux de confesser sa foi. C’était croire les vérités essentielle du christianisme telles qu’elles ont été définies par les grands conciles œcuméniques de l’Église. De plus, les évangéliques se partageaient l’héritage commun des sola de la Réforme protestante du XVIe siècle.
Aujourd’hui, la lumière de la Réforme s’est nettement affaiblie et le mot « évangélique » s’est mis à recouvrir des réalités tellement diverses qu’il a perdu sa signification. L’unité forgée pendant des siècles est en grand danger. Face à cette crise et à cause de notre amour pour le Christ, pour son Évangile et pour l’Église, nous souhaitons formuler tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme, telles qu’elles ont été confessées historiquement par les évangéliques.
I. Sola Scriptura: l’érosion de l’autorité
L’Écriture seule, telle est la règle inerrante pour la vie de l’Église Or, à l’heure actuelle, une dissociation est effectuée entre elle et sa fonction d’autorité. L’Église – y compris parmi les « évangéliques » – se laisse trop souvent diriger, en pratique, par la culture ambiante. Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme de la civilisation des loisirs correspondent mieux que la Parole de Dieu à ce qu’elle souhaite, à sa manière de fonctionner, à ce qu’elle offre. Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, de veiller de près sur le culte, y compris sur la substance doctrinale des chants. Au fur et à mesure que l’autorité biblique se diluait en pratique, que les vérités scripturaires s’estompaient dans l’esprit des chrétiens et que les doctrines perdaient leur pointe, l’Église a progressivement été dépouillée de son authenticité, de son autorité morale et du sens de sa vocation.
Au lieu de nous efforcer d’adapter la foi chrétienne pour qu’elle corresponde mieux aux besoins des consommateurs, nous devons proclamer la Loi de Dieu comme étant la norme de toute justice véritable et l’Évangile comme l’unique vérité qui sauve. L’Église a besoin de la vérité biblique pour comprendre ce qu’elle doit faire, pour s’édifier et pour exercer la discipline en son sein.
L’Écriture doit nous faire percevoir, au-delà des apparences trompeuses, quels sont nos besoins réels, et nous libérer de l’habitude de tout évaluer à l’aune des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d’une culture de masse. C’est à la seule lumière de la vérité de Dieu que nous pouvons nous comprendre et découvrir comment Dieu a pourvu à nos besoins. Il importe donc de prêcher et d’enseigner la Parole de Dieu dans l’Église Les sermons ont à présenter et à expliquer les enseignements bibliques et non à exposer les opinions du prédicateur ou les idées du moment. Nous ne devons rien accepter d’autre que ce que Dieu a donné.
L’œuvre du Saint-Esprit dans une expérience personnelle ne saurait être dissociée de l’Écriture L’Esprit ne s’exprime pas d’une manière qui s’écarte de l’Écriture Sans l’Écriture, nous n’aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ. Le critère de la vérité, c’est la parole biblique et non l’expérience spirituelle.
Première thèse: Sola Scriptura
Nous réaffirmons que l’Écriture inerrante est l’unique source de la révélation divine écrite et qu’elle seule peut lier notre conscience. Seule, la Bible enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut et notre délivrance du péché; elle est la norme du comportement chrétien.
Nous nions qu’un credo, un concile, ou quiconque puisse lier la conscience du chrétien; que l’Esprit saint parle de manière indépendante de l’Écriture ou s’oppose à elle; que l’expérience spirituelle d’une personne puisse servir de véhicule à la révélation.
II. Solus Christus: l’érosion de la foi centrée sur Christ
Au fur et à mesure que la foi « évangélique » s’est sécularisée, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante. Il en est résulté une perte de toute valeur absolue, le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante. Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations.
Seconde thèse: Solus Christus
Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre de médiation du seul Christ historique. Sa vie sans péché et l’expiation qu’il a endurée à notre place sont pleinement suffisantes pour assurer notre justification et notre réconciliation avec le Père.
Nous nions que l’Évangile soit prêché si l’œuvre expiatoire du Christ n’est pas proclamée et si la foi en Christ et en son œuvre n’est pas sollicitée.
III. Sola Gratia: l’érosion de l’Évangile
La nature humaine déchue a suscité une confiance injustifiée dans les capacités de l’homme. Cette confiance dénuée de fondement existe maintenant dans la mouvance évangélique, qu’il s’agisse de l’Évangile de l’estime de soi ou de celui de la santé et de la richesse, que l’Évangile y soit transformé en produit à vendre et les pécheurs en consommateurs désireux de l’acheter, ou qu’on apprécie la vérité de la foi chrétienne à son efficacité. Tous ces dérapages portent atteinte à la doctrine de la justification en dépit des textes officiels de nos Églises
La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais la seule cause efficace du salut. Nous confessons que les êtres humains naissent spirituellement morts et sont incapables de toute coopération avec la grâce qui régénère.
Troisième thèse: Sola Gratia
Nous réaffirmons que le salut par la grâce seule nous délivre de la colère de Dieu. L’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit nous conduit au Christ en nous délivrant de l’esclavage du péché et en nous faisant passer de la mort à la vie spirituelles.
Nous nions que le salut soit, en quelque manière, une œuvre humaine. Les méthodes, les techniques et les stratégies sont, en elles-mêmes, incapables de susciter cette transformation. La nature humaine non régénérée ne peut pas susciter la foi.
IV. Sola Fide: l’érosion de l’article de foi principal
La justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui. Tel est l’article de foi sur lequel l’Église est fondée, autrement elle s’écroule. Aujourd’hui, nombre de responsables, de théologiens et de pasteurs qui se prétendent évangéliques le négligent, le déforment ou vont même jusqu’à le contester. L’homme déchu a, certes, toujours refusé d’admettre qu’il avait besoin que lui soit imputée la justice de Christ; aussi la modernité n’a-t-elle eu qu’à attiser cette opposition à l’Évangile biblique. Nous avons permis à cet état d’esprit d’influer sur la nature de notre ministère et sur notre prédication.
Nombre des membres du « mouvement de la croissance de l’Église » croient qu’une bonne compréhension sociologique de la mentalité des participants au culte est tout aussi importante pour la diffusion de l’Évangile que la proclamation de la vérité biblique. D’où un divorce entre les convictions théologiques et les pratiques du ministère. Dans de nombreuses Églises, le recours aux techniques du marketing accentue cette tendance en effaçant la différence entre Parole biblique et monde, en supprimant le scandale de la croix du Christ et en réduisant la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès du business corporatif.
Même s’ils disent adhérer à la théologie de la croix, ces mouvements vident celle-ci de sa substance. Il n’y a pas d’autre Évangile que celui qui affirme que Christ s’est substitué à nous en prenant notre place, Dieu lui imputant notre péché et nous imputant sa justice. C’est parce que Christ a enduré le jugement que nous méritions que nous pouvons vivre de la grâce, Dieu nous ayant définitivement pardonnés, acceptés et adoptés comme ses enfants. En dehors de l’œuvre salvatrice du Christ, rien… pas même notre insertion sociale, notre engagement ou notre bonne volonté, ne fonde notre acceptation par Dieu. L’Évangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ et non ce que nous pouvons faire pour nous approcher de Dieu.
Quatrième thèse: Sola Fide
Nous réaffirmons que la justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui. Par la justification, la justice de Christ nous est imputée, car elle seule est capable de satisfaire la justice parfaite de Dieu.
Nous nions que la justification repose sur quelque mérite qui nous soit propre ou provienne d’une infusion en nous de la justice de Christ. Nous nions aussi qu’une institution, se prétendant une Église, puisse légitimement être reconnue comme telle si elle récuse ou condamne l’article de foi: Sola Fide.
V. Soli Deo Gloria: l’érosion d’une adoration centrée sur Dieu
Partout où, dans l’Église, l’autorité de la Bible est perdue, le Christ n’est plus au centre, l’Évangile est gauchi ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison: nos intérêts ont supplanté ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes pour accomplir la mission qu’il nous a confiée. Il est malheureusement courant, aujourd’hui, que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l’Église C’est pourquoi le culte se transforme en divertissement, la prédication de l’Évangile en opération de marketing, la foi en technique, l’éthique en feeling positif à notre endroit et la fidélité en réussite. Résultat: Dieu, le Christ et la Bible ont perdu beaucoup de leur sens et de leur importance à nos yeux.
Dieu n’est pas là pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises et nos appétits, ni même nos intérêts spirituels personnels. Aussi convient-il de centrer notre adoration sur Dieu lui-même plutôt que de rechercher la satisfaction de nos propres besoins. Dans le culte, Dieu est souverain, pas nous. Nous avons à nous soucier du Royaume de Dieu et non de notre puissance, de notre popularité ou de notre succès.
Cinquième thèse: Soli Deo Gloria
Nous réaffirmons que le salut, puisqu’il est de Dieu et a été accompli par lui, est à sa gloire; nous devons toujours l’en glorifier. Jusqu’à notre mort, nous avons à vivre devant la face de Dieu, sous son autorité et pour sa seule gloire.
Nous nions qu’il soit possible de glorifier Dieu en confondant culte et divertissement, en négligeant la Loi ou l’Évangile dans notre prédication ou en substituant à l’Évangile la recherche de l’épanouissement du moi, celle de l’auto-estime ou de la réalisation personnelle.
VI. Un appel à la repentance et à la réformation
La fidélité dont les Églises évangéliques ont fait preuve dans le passé s’inscrit en net contraste avec leur infidélité présente. Au début de ce siècle, les Églises ont soutenu un effort missionnaire remarquable et édifié de nombreuses institutions ou œuvres au service de la vérité biblique et du Royaume du Christ. Le comportement des chrétiens et leurs aspirations différaient, profondément, de ceux de leurs contemporains. Aujourd’hui, il en va souvent autrement. De nos jours, la mouvance évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale, et son zèle missionnaire.
Aussi nous repentons-nous de notre trop grande conformité au monde. Nous avons succombé à l’attrait des faux « évangiles » de notre culture sécularisée. Nous avons affaibli le témoignage de l’Église par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.
Nous invitons donc avec instance les évangéliques qui s’écartent d’elle sur les points évoqués jusqu’ici à revenir à la Parole de Dieu. Notre appel s’adresse aussi à ceux qui affirment l’existence d’une espérance de vie éternelle en dehors d’une foi explicite en Jésus-Christ, à ceux qui prétendent que les hommes qui rejettent le Christ dans cette vie seront annihilés dans l’autre et ne subiront pas le juste jugement de Dieu dans une souffrance éternelle, ou à ceux qui affirment qu’évangéliques et catholiques romains sont un en Christ même là où la doctrine biblique de la justification est abandonnée.
L’Alliance des évangéliques confessants exhorte tous les chrétiens à tenir compte de la présente déclaration dans le culte de leur Église, comme dans son ministère, ses actions, sa vie et son annonce de l’Évangile.
Pour l’amour de Christ. Amen.

1 Cette déclaration a été publié dans Here we Stand: a Call from Confessing Evangelicals, J. M. Boice et B. E. Sasse, éditeurs (Grand Rapids: Baker, 1996), 14-20. Elle a été suscitée par la situation des « évangéliques » en Amérique du Nord; il n’est pas sans intérêt pour ceux du vieux continent d’en prendre connaissance et de se demander si et dans quelle mesure elle pourrait s’appliquer à la leur. Le principal traducteur de ce texte est M. Frank Horton, ancien directeur de l’Institut biblique Emmaüs (Suisse). Tiré de La Revue Réformée
N° 193 – 1997/2 – MARS 1997 – TOME XLVIII

dimanche 19 mars 2017

Confession de foi FEF

Article 1. La Bible Nous croyons à la divine inspiration et à l’autorité souveraine des Saintes Écritures, constituées des soixante-six livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments, qui sont la Parole de Dieu, exempte d’erreur dans sa rédaction originale 2 Timothée 3:16-17 ; 2 Pierre 1:21 

Article 2. Dieu Nous croyons en un seul Dieu ; Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de l’univers et de tout ce qui s’y trouve. Genèse 1:1 ; Matthieu 28:19 ; Exode 20:11 

Article 3. Jésus-Christ Nous croyons en Jésus-Christ, à sa parfaite divinité et sa préexistence éternelle, à sa naissance d’une vierge, à sa complète humanité, à sa mort expiatoire à notre place, à sa résurrection et son ascension corporelles, à son prochain retour personnel, visible et glorieux. Jean 1:1 ; Colossiens 1:15-19 ; Colossiens 2:9 ; Matthieu 1:18-25 ; 1 Timothée 2:5 ; Romains 5:8 ; 1Corinthiens 15:1-7 ; 1 Thessaloniciens 4:13-18 

Article 4. Le Saint-Esprit Nous croyons en l’Esprit-Saint, à sa divinité et à sa personnalité, à sa réception au moment de la conversion à Dieu, à son habitation en tous ceux qui croient en Jésus-Christ, à son action dans l’Eglise. Jean 16:13-15 ; Romains 8:9 ; 1 Corinthiens 12:13 

Article 5. L’homme et le péché Nous croyons que l’homme, créé à l’image de Dieu, a chuté et que toute l’humanité demeure sous la domination de Satan, dans la révolte, la corruption et la condamnation. Genèse 1:27 ; Genèse 3 ; Romains 3:10-23 ; 1 Jean 5:19

 Article 6. Le salut Nous croyons que la justification de l’homme s’opère par la grâce de Dieu en Jésus-Christ et qu’elle est reçue uniquement par la foi. Nous croyons à la nécessité de la repentance et de la nouvelle naissance conduisant à une vie de piété, de sanctification, de témoignage et de service à la gloire de Dieu par l’action du Saint-Esprit. Éphésiens 2:8-9 ; Jean 3:1-19 ; Romains 3:24-28 ; 1 Pierre 1:2 ; 2 Pierre 1:3-8 ; Actes1:8 

Article 7. L’Eglise Nous croyons que l’Eglise universelle est l’ensemble des rachetés de Jésus-Christ, de tous les pays et de tous les temps. Son unité véritable est dans son unique chef Jésus Christ, par l’oeuvre du Saint-Esprit. Nous croyons que son expression visible est dans les églises locales. Matthieu 16:18 ; Éphésiens 1:22-23 ; Éphésiens 5:23 ; Actes 9:31 ; Galates 1:2 

Article 8. L’au-delà Nous croyons à la résurrection de tous les hommes, à la félicité éternelle des rachetés et au châtiment éternel des pécheurs impénitents. Jean 5:29 ; 1 Pierre 1:3-5 ; Matthieu 25:31-46

samedi 11 mars 2017

Le Réveil Gallois de 1904 LA PRIERE FACONNE L'HISTOIRE par Denis Ganin


Les graines du réveil sont toujours nourries dans les cœurs humbles. Et il en fut ainsi avec le grand réveil du Pays de Galles en 1904. Ce fut dans le cœur d'un jeune mineur nommé Evan Roberts que Dieu planta la vision brûlante d'un réveil spirituel.
 
Evan Roberts
Evan Roberts fut le héros du réveil du Pays de Galles de 1904. Le dernier réveil s’y était produit en 1854 avec 100 000 convertis. L'évolution, le libéralisme et la haute critique avaient presque entièrement détruit la foi du peuple.
Roberts peut être un modèle pour beaucoup d'entre nous, car il démontre de façon vivante que Dieu Se sert des faibles pour accomplir Ses merveilles.
C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. " - 2 Corinthiens 12:10
Sa faiblesse devint vraiment une grande force. À ce point que l'on considère aujourd'hui que ce réveil est celui qui a eu l'impact le plus rapide et le plus profond jusqu'à ce jour. C'était au point que le simple fait de lire un article de journal ou une lettre à propos de ce réveil dans quelque partie du monde que ce fût, déclenchait aussi un réveil à cet endroit-là. Le grand réveil pentecôtiste aux États-Unis est issu directement des nouvelles du réveil du Pays de Galles.
Evan avait peu d’instruction, n’introduisit pas de nouvelles doctrines, ni n’était un bon prédicateur (comme Moody). Il n'était pas non plus un meneur dynamique, mais il était un excellent disciple de Jésus-Christ.
Evan n’avait que la vingtaine d’années lors du réveil. La grande majorité des ouvriers étaient des adolescents et des enfants. Certains voulurent donc venir de l'extérieur pour s'imposer, mais en voyant la gloire évidente de Dieu au milieu d'eux, ils se retirèrent.

Les débuts du réveil

Evan Robert était fils de mineur. Son père eut une jambe cassée dans la mine et son fils vint l'aider à l'âge de neuf ans. À 26 ans, il eut le désir de devenir prédicateur et retourna étudier. Il ne terminerait pas son instruction de base, mais plus tard beaucoup d'écoles allaient se pencher sur son œuvre. Depuis un certain temps, il avait cherché et trouvé une relation plus intime avec le Seigneur. Un diacre lui avait déjà conseillé de ne jamais manquer une réunion de prière au cas ou le Saint-Esprit viendrait. Six jours sur sept, il assistait aux réunions de prière et aux études bibliques de son église et de la région. Il fit cela fidèlement pendant 13 ans.
Après les cours, lors d’une journée de printemps de l’année 1904, il eut une expérience qu'il appellerait plus tard " la rencontre à la montagne de la Transfiguration ". Le Seigneur S'était révélé à Evan au point qu'il fut rempli de la crainte de Dieu. Pendant plusieurs jours, Dieu visita Evan durant la nuit. Lorsqu'on lui posait des questions à ce sujet il disait que c'était indescriptible. Il craignait d'aller au collège dans une autre ville car il avait peur de manquer ces rencontres avec Dieu.
Le 29 septembre 1904, Evan et des amis allèrent dans une convention chrétienne à quelques kilomètres de son école. Un évangéliste, Seth Joshua, dirigeait la réunion. À la fin de la réunion, Evan fut ébranlé par l'œuvre de Dieu en lui. L'évangéliste dit alors : " Courbe-nous Seigneur!". Evan entendit alors l'Esprit-Saint lui dire : " C'est de cela que tu as besoin ". Il cria alors : " Courbe-moi Seigneur ! ". Rien ne se passa. Deux heures plus tard, un puissant esprit d'intercession descendit sur la congrégation. Evan eut de la difficulté à se retenir. Le Saint-Esprit lui dit alors de prier publiquement. Tout en pleurant, il cria alors : " Courbe-moi! Courbe-moi! Courbe-moi! Courbe-nous! " A ce moment, le Saint-Esprit le remplit puissamment. Il reçut alors l'amour venant de la Croix et un amour pour la Croix. Le message de la Croix s’imprégna alors en lui et serait son unique thème de prédication durant le réveil. Toute son attention fut alors portée sur le salut des âmes. Quelques soirs plus tard, un ami entra dans sa chambre et vit sa figure illuminée. Evan lui expliqua qu'il venait de recevoir une vision et que tout le Pays de Galles était élevé jusqu’au ciel. Il prophétisa alors : " Nous verrons le plus puissant réveil que le Pays de Galles ait jamais connu - et le Saint-Esprit vient maintenant. Nous devons être prêts. Nous devons former un petit groupe pour aller prêcher dans tout le pays. " Il s’arrêta de parler soudainement et cria : " Crois-tu que Dieu peut nous donner 100,000 âmes maintenant? "

Le réveil éclate

Un peu plus tard dans une église, il vit en vision un groupe de jeunes qu'il connaissait et une voix lui dit : " Va vers ces gens. " Il répondit : " Seigneur, si c'est Ta volonté j'irai. " Une lumière très brillante remplit alors le sanctuaire. Le 31 octobre, il retourna chez lui par le train. Sa mère fut surprise de le voir arriver, et lui demanda : " Pourquoi n'es-tu pas à l'école? Es-tu malade? " Il répondit que l'Esprit l’avait ramené pour travailler parmi les jeunes gens de l'église locale, la chapelle Morija (Morija est le lieu où Dieu avait demandé Isaac en sacrifice, et où avait été bâti le temple). Il dit aussi à son frère que d'ici quelques jours ils verraient le plus grand réveil que le Pays de Galles avait jamais connu.
Evan alla directement voir son pasteur et lui demanda la permission de tenir des réunions pour les jeunes. Ce même soir, après la réunion de prière des adultes, il demanda aux jeunes de rester car il voulait leur parler. Seize adultes et une jeune fille restèrent. Après la déception initiale, il leur expliqua que c'était le Saint-Esprit qui l'avait ramené; que dans cette église un grand nombre de jeunes seraient sauvés et qu'il y aurait un puissant réveil dans le pays. L'atmosphère était froide et l'incrédulité presque palpable. L'heure de vérité était venue pour Evan. Se laisserait-il décourager? Ses visions étaient-elles le fruit de son imagination? La situation était semblable à la sortie d'Égypte des Israélites. Dieu leur avait promis un pays de lait et de miel, mais ils étaient dans le désert sans eau. Lorsqu'ils trouvèrent de l'eau, elle était amère. Dieu faillit-il dans Ses promesses, ou est-ce nous qui manquons de persévérance? Evan préféra passer pour un fou plutôt que de manquer l'opportunité de Dieu.
Le lendemain, une réunion se tint à Pisgah, un petite chapelle non loin de Morija. C'était un mardi soir et de façon surprenante l'audience avait beaucoup augmenté. Evan prêcha sur l'importance d'être rempli du Saint-Esprit. La réunion se termina à 10 heures le soir. Le lendemain, de retour à Morija, Evan énonça les quatre points essentiels du réveil. Ce message serait le fondement de tout le réveil. Les voici :
1 - On doit confesser tout péché devant Dieu et s'en repentir. L'Eglise doit être purifiée. Si nous doutons que quelque chose dans nos vies soit bon ou mauvais, rejetons-le (Ce qui n'est pas le fruit d'une conviction est péché - Romains 14.23).
2 - Avez-vous pardonné à tout le monde? Sinon, nous ne pouvons espérer le pardon de nos péchés (Marc 12.26).
3 - Nous devons obéir au Saint-Esprit. Faites ce que l'Esprit vous suggère. C'est nécessaire si nous voulons être utilisés par Lui.
4 - Le Christ doit être confessé publiquement comme notre Sauveur. Cela ne doit pas seulement être une expérience unique à notre salut ou au baptême.
Il semblait que pendant les jours qui suivirent, le Saint-Esprit augmentait constamment la température spirituelle de quelques degrés. Evan enseignait à tous à prier ainsi : " Au nom de Jésus, envoie l'Esprit à Morija. " Déjà plusieurs jeunes se repentirent et se convertirent. Le lundi suivant, les cris de repentance se mêlèrent aux cris de joie. La réunion se termina à 3 heures du matin. Le mardi, tous coururent pour obtenir une place assise. Cependant, la réunion semblait sans vie. La plupart partirent tôt. Evan demeura avec quelques fidèles et ils agonisèrent dans la prière jusqu'à 3 heures du matin. De retour à la maison, il entendit sa mère crier : " Je meurs! Je meurs! " Comme beaucoup d'autres, elle avait quitté la réunion tôt, mais, de retour chez elle, elle ressentit le fardeau que Jésus avait porté à Gethsémané alors que Ses disciples ne l'avaient pas porté à ce moment crucial. Elle sentit qu'elle avait trahi le Seigneur en quittant la réunion. Avec sagesse, Evan la conduisit dans la repentance au lieu de la consoler.
Quelques heures plus tard, il fut réveillé par une foule qui se rendait à l'église pour prier le matin. Dieu avait opéré le même miracle dans le cœur de toute la population. Le Seigneur était présent lors de la réunion précédente, mais pas sous la forme qu'ils espéraient. Par conséquent, ils n’avaient pas reconnu l'œuvre du Saint-Esprit parmi eux. Ils apprirent la leçon rapidement et ils n'eurent plus l'intention de négliger ou de mépriser l'œuvre de l'Esprit.
Quelques jours plus tard, la presse locale commença à parler du réveil. Ensuite, toute la presse du Pays de Galles ne fit que relater les événements du réveil. La presse internationale suivrait bientôt. La presse parla des sermons de deux heures, des prières et des chants qui duraient encore plus longtemps. Elle parla des commerçants qui fermaient tôt leurs boutiques pour se rendre aux réunions, et même des mineurs qui arrivaient en habit de travail pour ne rien manquer. Un jeune fille s’attirerait l’attention du moment en s'exclamant : " Que sera le Ciel si c'est si beau maintenant! "
Il n'y avait plus de place dans les églises et les gens ouvraient leurs maisons spontanément pour la prière et, malgré cela, ce n'était pas suffisant pour contenir tous les visiteurs. Des évangélistes faisaient la navette entre les maisons et les églises. Les gens venaient de loin et, sentant qu'ils avaient trouvé la glorieuse colonne de nuée (un des signe de la présence de Dieu), ils ne voulaient plus repartir. Les épiceries ne suffisaient plus à la demande et on manquait de nourriture.
Evan allait d'église en église selon la conduite du Saint-Esprit. Il ne fut pas toujours reçu avec chaleur et empressement. On le critiquait souvent à cause de sa jeunesse ou de son manque d’instruction. Toutefois, inévitablement les circonstances changeaient sans raison logique. Des foules venaient sans qu'il y ait d'annonces particulières.
Il est difficile d'imaginer aujourd'hui l'impact de ce réveil dans le Pays de Galles. Des réunions de prières démarraient spontanément dans les mines, les usines, les magasins et les écoles. Les parcs d’attraction étaient saisis de la crainte de Dieu car des groupes d'évangélistes y œuvraient. Ces groupes s’étaient formés spontanément à cause de leur passion pour Jésus-Christ et de Son œuvre. Les hommes commandaient des boissons alcoolisées dans les tavernes et repartaient aussitôt sans y toucher à cause da la conviction de péché du Saint-Esprit. Le sport national, le football, perdit tout son attrait. Les vedettes se convertissaient et participaient à l'évangélisation de rue. Personne ne prêchait un message d’opposition ou de dénonciation, seul Jésus était prêché et ne laissait de place pour rien d'autre. Aucun réveil dans toute l'histoire n'a eu un tel impact.

La fin du réveil et les leçons à en retirer

En février 1905, Evan était totalement épuisé. Il mangeait et dormait à peine depuis le réveil. A ce moment-là, le Saint-Esprit ordonna à Evan de prendre un semaine de repos. Ce fut la "Semaine Silencieuse". Il annula ses engagements. Il s'enferma dans sa chambre et n'en sortit pas. Il ne parla à personne. Il refusa de rencontrer des évangélistes et des journalistes réputés qui s'étaient déplacés uniquement pour lui. Evan savait qu'il n'était pas la source du réveil. S'il perdait sa communion avec Dieu, aucun effort humain ne pourrait la remplacer. L'obéissance est plus importante que le sacrifice.
À la fin de cette semaine de silence, Evan ne donna pas de détails sur ce qui s'était passé. Il était cependant évident pour tous qu'il avait une plus grande onction (autorité et puissance données par Dieu) qu'auparavant.
Dans son journal personnel il nota quatre principes auxquels il se consacrerait:
1 - Je dois prendre soin de faire premièrement tout ce que Dieu dit - me commande - et seulement cela. C'est là que Moïse a échoué en frappant le rocher (Nombres 20.8-12).
2 - Tout amener à Dieu dans la prière, aussi insignifiant que cela puisse paraître. Josué a échoué là, en s'alliant avec les Gabaonites qui prétendaient venir de loin (Josué 9).
3 - Obéir au Saint-Esprit.
4 - Lui donner toute la gloire.
La crainte d'Evan de ne pas Lui donner toute la gloire fut sa force et sa faiblesse. La force résidait dans le fait qu’il n’exerça pas de contrôle sur le Saint-Esprit. La faiblesse fut de se retirer avant son temps. On lui suggéra que son grand succès enlevait la gloire à Jésus. Il se retira et le réveil s’arrêta peu de temps après. Le réveil avait duré 18 mois.

dimanche 26 février 2017

Nicodème





           
L'Ecriture nous donne maints exemples de personnes qui, saisies par la grâce de Dieu, sont passées, en peu de temps, des ténèbres à la lumière, du pouvoir de Satan à Dieu (Act. 26 : 18) : tels la femme de Samarie (Jean 4), le brigand sur la croix (Luc 23), l'intendant de la reine Candace (Actes 8), Saul de Tarse (Actes 9), Lydie et le geôlier de Philippes (Actes 16) et bien d'autres. Mais quelquefois, l'âme appelée progresse lentement dans le chemin qui la libérera du péché, du moi et du monde. Ce fut le cas pour Nicodème.
 
            Nicodème était un pharisien, docteur de la loi, un homme respectable. Il avait vu les miracles que Jésus faisait et avait acquis la certitude qu'une telle puissance révélait une origine divine. «Personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais si Dieu n'est avec lui » ( Jean 3 : 2). Il avait soif de vérité. Il fallait qu'il sache qui était Jésus. Lui, le docteur de la loi, versé dans la connaissance des Ecritures, irait l'interroger. Mais quelque chose le retenait : ne risquait-il pas, en agissant ainsi, de se discréditer auprès des Juifs ?
            Il va donc « de nuit » à Jésus. La grâce l'accueille. Jésus ne lui fait aucun reproche. Il lui parle de la nécessité, pour tout homme qui veut entrer dans le royaume de Dieu, de naître de nouveau, et de l'amour divin qui ne peut plus se contenir dans les limites d'Israël : Dieu a aimé le monde et a donné son Fils pour sauver quiconque croit. Quel merveilleux message annoncé à cet homme dont la démarche timorée était un bien petit commencement. Mais Dieu ne méprise jamais une âme qui le cherche, même si, par crainte de l'opprobre, elle se cache pour aller à lui. Il ira même à la rencontre de celle qui, honteuse de sa vie de péché, fuit les regards de ses semblables (Jean 4).
 
            Assez longtemps après cette rencontre du Maître avec Nicodème, « les pharisiens et les principaux sacrificateurs envoyèrent des huissiers » pour prendre Jésus (Jean 7 : 32). Ceux-ci n'osèrent pas l'arrêter ; revenus vers les pharisiens, ils s'attirèrent de sévères reproches : « Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?... Vous aussi, êtes-vous séduits? » (Jean 7 : 45-46). C'est alors que Nicodème sort de l'ombre où il se cache et déclare : « Notre loi juge-t-elle l'homme avant de l'avoir entendu et d'avoir connu ce qu'il fait? » (Jean 7 : 51). Si belle que soit sa protestation, elle reste sans effet. Nicodème n'était pas à sa place. Il était dans le conseil des méchants (Psaume 1 : 1), parmi les pharisiens ; l'Esprit de Dieu souligne qu'il était « l'un d'entre eux ». Comme Lot à Sodome, comme Pierre assis avec les huissiers dans le palais du souverain sacrificateur, Nicodème ne pouvait pas rendre là un témoignage fidèle. La crainte de l'opprobre l'avait empêché de s'engager franchement dans le chemin du Seigneur. Aussi, ses progrès seront-ils bien lents.
            Il y a là une leçon pour chacun de nous. Il faut résolument rompre les liens, quels qu'ils soient, qui nous empêchent de suivre le Seigneur. Ne craignons pas de nous engager pour lui. L'opprobre que nous rencontrerons en le suivant sera plus facile à porter que l'amertume que nous connaîtrions en refusant d'être des témoins. Il faut que, dans le milieu où nous sommes placés, dès le début, et sans nous préoccuper des conséquences, nous affirmions notre foi.
            Le temps passe. La croix jette son ombre sur le chemin du Maître, et Nicodème ne paraît plus sur la scène. Ne se décidera-t-il donc pas pour Jésus ? Attendra-t-il qu'il soit trop tard ? Il nous faut arriver au chapitre 19 de l'évangile de Jean pour le retrouver.
 
            Ce que Jésus avait annoncé à Nicodème, lors de sa première rencontre, s'est réalisé : le fils de l'homme a été élevé sur la croix.
            Le monde est arrivé à ses fins: il a ôté de la terre des vivants Celui que Dieu lui avait envoyé; la nation juive a mis à mort le Juste ; Satan lui- même semble avoir remporté la victoire : il a « brisé le talon » (Gen. 3 : 15) du Serviteur parfait. Mais, maintenant que les hommes ont achevé leur horrible forfait, Dieu va intervenir et manifester par la résurrection la victoire complète sur Satan, le monde et le péché, de Celui qui l'a parfaitement glorifié dans sa vie et dans sa mort.
            Pour rendre au corps de son Fils bien-aimé, encore cloué sur la croix, les soins dont il est digne, Dieu appelle deux hommes. Qui choisit-il pour un si précieux service ? Joseph d'Arimathée, « disciple de Jésus, en secret par crainte des Juifs », et Nicodème qui, « au commencement était allé de nuit à Jésus ». Telle est la grâce divine. Elle veut fournir aux disciples hésitants une occasion de déclarer hautement leur foi et d'honorer le Maître qu'ils n'ont pas osé suivre ouvertement.
            Nicodème vient à la croix, apportant une mixtion de myrrhe et d'aloès pour embaumer le corps de Jésus. Précaution inutile montrant son ignorance : il n'était pas possible que ce corps vit la corruption (Ps. 16 : 10). Marie, plus intelligente et plus dévouée au Seigneur, n'avait pas attendu ce moment pour oindre de parfum les pieds de son Maître (Jean 12). On est heureux, pourtant, de voir enfin Nicodème changer de camp et, foulant aux pieds sa réputation de pharisien et de chef du peuple, s'occuper avec amour et vénération du corps de Jésus.
            « Il est réconfortant de suivre les pas hésitants de cet homme sur la route qui conduit à Dieu, à côté de la marche rapide et lumineuse de ces esprits plus vifs, plus ardents, qui ornent les pages de l'évangile. Nicodème se faufile parmi eux et le lecteur, plus attiré vers ceux-ci, en vient presque à le perdre de vue. Mais la grâce ne l'avait pas abandonné. Elle se complaît plutôt à amener enfin le lent Nicodème dans la compagnie des plus vivants d'entre eux. Quelle puissance dans la grâce qui transporte le coeur hésitant de ce chef des Juifs autrefois retenu par ses attaches avec les pharisiens ! » (J.G. Bellett).
 
 
            Si, pour nous qui sommes si souvent lents, paresseux, craignant l'opprobre, hésitant à nous engager plus délibérément dans le chemin du Seigneur, l'histoire de Nicodème peut être un encouragement, elle est aussi un avertissement sérieux. Cette lenteur de coeur n'est pas de Dieu ; elle est à notre honte. Et si la grâce vient quand même à notre rencontre pour nous bénir malgré tout, elle doit nous humilier d'autant plus. Et puis, prenons garde : il peut arriver que dans son juste jugement, Dieu dise de nous comme il dut dire autrefois de son peuple qui s'était éloigné de lui et attaché aux idoles : « Laisse-le faire » (Osée 4 : 17). C'est l'une des paroles les plus solennelles que nous trouvons dans l'Ecriture. Israël a lassé la patience de Dieu, Dieu l'abandonne. Il restera toujours vrai que, quelles que soient les richesses infinies de la grâce divine, « on ne se moque pas de Dieu car ce qu'un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6 : 7).
                                                                  
 
                                                             E. A – article paru dans « Feuille aux jeunes »